Le prix du professionnalisme

Vous souhaitez m'engager

Ce que vous croyez payer :
 - Un travesti qui vient mettre de l'ambiance et anime votre soirée tout en s'amusant

Ce que vous payer réellement :
 - Le temps passé à votre écoute pour :
  • l'organisation de votre évènement
  • la création de votre devis
  • la création de votre spectacle personnalisé
  • l'administration des fiches de paie, ...
 - Les consommables : Le maquillage, collants, laque, ...
 - L'amortissement des costumes, chaussures, perruques, bijoux et des créations uniques
 - L'entretien, réparation, de ceux là ...
 - Les heures de répétitions (+ location de salle de danse, salle de répétition)
 - Les heures de créations (costumes, bandes sons, vidéos, ...)
 - La communication et son coût (site internet, cartes, plaquettes, annuaire, téléphonie, ...)
 - Les assurances pour le matériel et les locaux de stockage (chauffé et éclairé)
 - Ou encore de formation pour proposer des prestations uniques...

Ce paiement sert aussi à couvrir :  

 - Mon loyer et charges
 - Mes factures
 - Mes frais de la vie quotidienne

Moralités :
- Il serait raisonnable pour nous, artiste professionnel, que les employeurs ou clients soient conscients de ce que comporte la branche artistique et proposent ainsi un cachet équivalent à tout le travail réalisé en amont.

- Il serait également raisonnable que les personnes ne vivant pas de cet art (et donc qui ne sont pas des professionnels) arrêtent de se "prostituer" en "cassant" les prix de leurs prestations, uniquement à des fins personnelles pour s'enrichir et empêchant ainsi les VRAIS artistes de travailler. (Les associations "à but non lucratif" qui ne possèdent aucune licence d'entrepreneur du spectacle, et les auto-entrepreneurs qui ne prennent aucun risque financier, voir les "pseudo" transformistes ne se faisant payer qu'au black)

«CHACUN CHEZ SOI ET LES DINDES SERONT BIEN GARDEES»

Prestation gratuite

Pourquoi il ne faut jamais faire de prestations gratos quand t’es un "Transformiste professionnel"
Si t’es transformiste, tu connais sans doute par cœur le scénario suivant :
“Hey, ça te dirait de venir faire un show à ma soirée d’anniv ou à mon mariage ?”.
Et tu acceptes volontiers, parce que t’es quelqu’un de bien. Sauf qu’il vaut mieux éviter. On s’explique.

Ok, soyons clairs : cet article concerne avant tout les Transformistes qui se considèrent comme des “professionnels”, bref ceux qui en vivent, ou veulent en vivre. Que tous ceux qui font ça par pur plaisir ou passion, qui ne se voient pas du tout comme des “pros” mais davantage comme un passe-temps désintéressés, ne nous en veuillent pas. On les aime aussi, mais là on va parler business.

Il arrive souvent qu’en tant que Transformiste, on accepte sans réfléchir des offres de spectacles parce qu’elles semblent vraiment intéressantes d’un point de vue purement publicitaire. On se dit que la soirée ou l’évènement va booster notre carrière ou notre visibilité – et c’est là, évidemment, que les promoteurs en profitent… Ca fait partie du jeu, certes, mais cette “exposition” ne doit pas pour autant masquer le fait qu’il faut bien payer son loyer.

Parce que c’est bien là le nœud du problème : si tu acceptes de faire une prestation pour des cacahuètes, c’est ta réputation que tu brades. Ca semble logique, mais on se laisse parfois avoir, et on finit par accepter tout et n’importe quoi parce qu’on veut de la scène le plus possible... Parce qu’on aime ça !
Or, il suffit de réfléchir vite fait en termes économiques pour comprendre que ça fait plus de mal que de bien. Parce que comme partout ailleurs, le divertissement répond forcément à la fameuse loi de l’offre et de la demande. C’est comme ça. Et le programmateur en veut pour son argent, même s’il te paie des clopinettes. D’où ce cercle vicieux :
Si tu acceptes de travailler pour pas grand chose, pourquoi le client suivant devrait te payer plus ?
Et ça la fout mal aussi pour tes collègue qui eux sont moins laxistes : si tu continues à faire le show pour un pack de bières, pourquoi les organisateurs iraient les programmer, eux ?
Bref tu passes un peu pour un sale type auprès de la “scène”, et en plus tu cravaches. Pour pas grand chose.

C’est pour ça qu’il faut savoir tirer profit d’une soirée, parce qu’une soirée, a priori, doit rapporter de l’argent à ceux qui l’organisent.
Les gens paient pour s’amuser, passer un bon moment – et c’est toi, entre autres, qui le leur fournit.
Alors oui, les organisateurs peinent souvent à rentrer dans leurs frais, parce que tout ça coûte cher (la location, la technique, la promo, etc.), mais ce n’est pas une excuse.

Et pourtant c’est souvent sur le dos de l’artiste qu’ils vont tenter de faire des économies : en le “payant” en “exposition”, en tickets boisson et en guests – bref des trucs qui ne leur coûtent rien, mais qui ne remplacent pas un vrai cachet… Et tant que les transformistes (surtout les plus jeunes) continueront à accepter cet état de fait, rien ne changera.

Sinon comment choper des dates ?
Facile : il suffit d’être bon ! Evidemment si tu débutes dans le métier, faut pas t’attendre à cartonner direct : l’essentiel, c’est de rapidement se distinguer (par le talent, la technique, l’originalité,…), bref de prouver ta “valeur ajoutée” (désolé pour ces mots barbares, mais on parle bien ici de business).

Comment ?
En te faisant d’abord connaître sur la Toile. Il n'y a pas mieux comme carte de visite. Sans oublier le networking, essentiel à notre époque 2.0, c’est-à-dire frayé en “société”, rencontrer d’autres artistes (sans non plus les harceler), bref se bâtir un réseau, de likers, de followers. C’est seulement à ce moment-là que tu pourras monnayer tes services…
Et si tu tombes sur un producteur sympa et correct, il te donnera ta chance. Après tout est question de savoir-faire, d’originalité, d’efficacité (d’un peu de chance aussi), et si le mec est satisfait il te rappellera !
Et puis il suffit qu’un autre organisateur se trouve sur place pendant que tu es en scène et qu’il apprécie ton travail, pour que la machine soit lancée…
En fait on ne l’a même pas souligné, parce que ça semble si évident, mais être transformiste c’est du travail.
Un taf bien cool, c’est sûr, mais un taf quand même.
Et tout travail mérite salaire, pas vrai ?
C’est pourquoi, dans certaines situations, il faut savoir dire non…
Et c’est comme ça qu’à moyen terme tu en tireras des bénéfices, au propre comme au figuré.
Allez sur ce, bon show !