Articles par Miss Caline - Transformiste

Montage photo de Miss Caline dans différents costumes de spectacle transformiste, avec un portrait de Pascal sans maquillage.

Les questions qu’on pose à un transformiste

Date de la dernière modification

« Mais tu as quelqu’un pour t’aider à préparer tes spectacles ? »

Une question qu’on vient justement de me poser par le formulaire (20/10/2026)… et visiblement, la personne se doutait déjà de la réponse !

Il est vrai que je gère moi-même une grande partie de la création et de l’organisation : choix des chansons, montage des bandes-son, préparation des spectacles, devis, contrats, facturation et toute la logistique.

Mais non, je ne fais pas tout seul !

Heureusement, je peux compter sur Rémi, mon compagnon, qui m’aide au quotidien. Je travaille également avec une couturière, des perruquiers et des plumassiers, sans oublier les artistes et techniciens qui participent à mes spectacles.

Chacun apporte son talent, même si je reste souvent le chef d’orchestre de toute cette organisation !

Et croyez-moi, entre les costumes, les bandes-son et l’administratif, il y a des jours où j’aimerais bien pouvoir me dédoubler !

Quoique… deux Miss Caline à la maison, je ne suis pas certain que Rémi y survivrait !

Mais tu as quelqu'un pour t'aider à préparer tes spectacles

Non, je ne dors pas avec mes perruques ! Les questions qu’on pose à un transformiste

Miss Caline en costume de scène blanc et noir, devant une horloge géante, lors d'un spectacle transformiste.

Vingt ans de scène, des centaines de représentations, des milliers de rencontres… et toujours les mêmes questions !

Être artiste transformiste, c’est avoir la chance d’incarner des femmes extraordinaires, de faire voyager le public à travers la chanson, l’humour et les émotions. Mais c’est aussi susciter une curiosité parfois débordante !

Après un spectacle, il y a les compliments, les photos, les échanges chaleureux… et puis il y a LES questions. Celles qu’on me pose depuis vingt ans, celles qui me font sourire et celles auxquelles je ne peux pas résister à répondre avec une bonne dose de second degré. Parce qu’il faut bien l’avouer, j’aime autant faire rire sur scène qu’en dehors !

Alors aujourd’hui, exceptionnellement, je vous ouvre les portes de ma loge pour une petite séance de questions-réponses.
Promis, je ne vous ferai pas payer la consultation !

« Mais… vous vous maquillez tout seul ? »

C’est probablement l’une des questions qui revient le plus souvent. Eh bien oui ! Et heureusement, parce que si je devais attendre qu’une maquilleuse soit disponible à chaque représentation, je crois que certains spectacles commenceraient avec trois jours de retard… et qu’il faudrait prévoir un salaire supplémentaire dans le budget de l’organisateur !

Finalement, être son propre maquilleur, c’est aussi une façon de faire des économies. Bon, pas sur le maquillage, ça, je vous le garantis !

Pour donner vie à Miss Caline, il me faut environ une heure de maquillage… si je ne me rate pas ! Parce qu’il suffit parfois d’un trait d’eye-liner un peu trop enthousiaste pour devoir recommencer une partie du travail.

Le maquillage de scène, ce n’est pas simplement un peu de fond de teint et deux coups de mascara. Il faut transformer les traits, jouer avec les ombres, les lumières, les couleurs et les expressions. Tout doit être pensé pour être visible jusqu’au dernier rang.

Et contrairement à ce que certains imaginent, je n’ai pas une petite baguette magique qui fait apparaître Miss Caline en trente secondes. Quoique… après vingt ans, je commence à connaître quelques raccourcis !

Miss Caline sur scène, avec un maquillage féminin prononcé, une longue perruque noire et un microphone levé.

« Et vous faites comment pour marcher avec des talons ? »

Jambes de Miss Caline en collants résille et escarpins argentés à strass et talons aiguilles, lors d'un spectacle transformiste.

Celle-là, je l’entends depuis vingt ans ! Et je dois avouer que, selon mon humeur, j’ai deux réponses favorites.

La première, avec le plus grand sérieux du monde :
« Mes chaussures sont motorisées ! » Et le plus drôle, c’est que certaines personnes m’ont déjà répondu, très sérieusement : « Ah, je comprends mieux ! » Et là, je me demande parfois si je dois leur expliquer que je plaisante… ou les laisser imaginer mes escarpins équipés d’un petit moteur électrique !

Ma seconde réponse, lorsque je suis d’humeur un peu plus taquine :
« En mettant un pied devant l’autre ! » Généralement, il y a un petit silence… puis un éclat de rire. Parce que, finalement, comment voulez-vous répondre autrement à une question pareille ?

Bien sûr, marcher avec des talons demande un peu d’habitude, de l’équilibre et de l’entraînement. Mais après vingt ans de scène, c’est devenu presque naturel. Enfin, naturel jusqu’au moment où il faut descendre un escalier dans le noir, avec une robe qui traîne et une perruque qui menace de partir en vacances toute seule !

Là, même les chaussures motorisées ne peuvent plus grand-chose pour moi.

« Mais combien vous avez de perruques ? »

Voilà une question dangereuse, parce qu’elle m’oblige à faire un inventaire que je préfère généralement éviter !

Des blondes, des brunes, des courtes, des longues, des sages, des extravagantes… Chaque personnage possède son identité, son style et souvent sa propre coiffure. Une perruque, ce n’est pas seulement un accessoire. Elle participe à la transformation et permet parfois, en quelques secondes, de passer d’une personnalité à une autre.

Et je dois vous faire une petite confidence : certaines perruques, je les possède en double, voire en triple ! Non pas parce que j’oublie ce que j’ai déjà acheté, mais tout simplement parce que je les aime tellement que j’ai peur de ne plus jamais retrouver les mêmes !

Alors, quand je tombe sur LA perruque parfaite, je préfère prendre mes précautions. On ne sait jamais… Une rupture de stock est si vite arrivée ! C’est un peu ma façon de faire des réserves pour les jours sans cheveux !

Le véritable problème, finalement, ce n’est pas de savoir combien j’en possède. C’est de trouver où les ranger !

Et non, pour répondre à une autre question : je ne dors pas avec mes perruques. Elles aussi ont droit à leur repos.

En revanche, si un jour vous apprenez que j’ai déménagé dans un logement plus grand, ne cherchez pas : ce ne sera pas pour moi… ce sera pour elles !

Miss Caline sur scène avec une courte perruque rousse, une veste noire à revers satinés et les bras ouverts sous des projecteurs bleus et dorés.
Miss Caline sur scène en costume de cabaret blanc à strass, avec une immense coiffe à plumes violettes et blanches, les bras ouverts.

« Et comment vous faites pour les cacher ? »

Alors celle-là… elle revient régulièrement ! Il faut dire que certains spectateurs, intrigués par la transformation, finissent toujours par poser LA question un peu coquine. Vous savez, celle qu’on n’ose pas forcément poser à voix haute, mais à laquelle tout le monde semble vouloir connaître la réponse !

Et moi, avec mon air le plus sérieux, je réponds :
« Je suis monté en kit ! Alors je les dévisse et je les range dans ma valise. Elles doivent encore y être… Enfin, j’espère ! » Généralement, l’effet est immédiat : un grand éclat de rire ! Et bien entendu, il y a toujours quelques regards qui se dirigent discrètement vers mes bagages…

Je vous rassure, mes valises contiennent essentiellement des costumes, des chaussures, des perruques et une quantité impressionnante d’accessoires… mais aucun bijou de famille ! Quant au reste, je préfère entretenir le mystère.

Après tout, une dame ne dévoile jamais tous ses secrets… surtout quand ils sont rangés dans une valise… ou cachés sous une robe !

« Vous mettez combien de temps pour vous préparer ? »

Alors là, tout dépend de ce qu’on appelle « se préparer » ! Parce que si vous pensez qu’il suffit d’arriver une heure avant le spectacle, d’enfiler une robe, de poser une perruque et de monter sur scène… j’ai une petite surprise pour vous !

Une journée de spectacle commence souvent bien avant que le public ne s’installe.

D’abord, il faut préparer les costumes, vérifier les accessoires, les chaussures, les bijoux, les perruques et s’assurer que rien ne manque. Ensuite, place au chargement du véhicule. Et croyez-moi, entre les valises de costumes, les sacs de perruques, le matériel de sonorisation et les accessoires, on pourrait presque croire que je prépare un déménagement !

Sans oublier mon fameux sac d’urgence, véritable trousse de survie du transformiste : essuie-tout, laque, brosse, kit de couture, lingettes démaquillantes… Tout ce qu’il faut pour affronter les petits imprévus des coulisses.

Miss Caline sur scène en costume blanc à sequins et chapeau haut-de-forme noir, sous un projecteur, devant un décor doré.
Miss Caline sur scène en costume de cabaret à plumes noires, devant un immense éventail de plumes violettes et un décor argenté à paillettes.

Et puis, il y a les plumes ! Ces magnifiques éléments de costumes qui donnent tant d’allure sur scène, mais qui possèdent deux particularités absolument merveilleuses : elles sont indémontables et surtout… IMPLIABLES ! Autant vous dire que lorsqu’il faut charger le véhicule, elles prennent parfois plus de place que l’artiste lui-même !

(Petite parenthèse : je suis persuadé que les dossards de plumes ont été inventés par quelqu’un qui n’a jamais eu à charger un véhicule de spectacle de sa vie !)

Puis vient la route. Parfois quelques kilomètres, parfois plusieurs centaines. Une fois sur place, il faut décharger, découvrir les lieux, installer le matériel si nécessaire, vérifier les bandes-son, effectuer les balances et organiser la loge pour que chaque changement de costume puisse se faire rapidement.

Et parfois, découvrir que la loge annoncée est en réalité un petit débarras avec une chaise, une prise électrique et, avec un peu de chance, un miroir !

Ensuite seulement arrive le moment de la transformation : maquillage, perruque, costume, bijoux… Et enfin, les premières notes de musique retentissent. Le rideau s’ouvre, les projecteurs s’allument et Miss Caline entre en scène.

Pour le public, le spectacle commence. Pour moi, cela fait déjà plusieurs heures que je travaille !

Mais rassurez-vous, je ne me plains pas. Après tout, il faut bien quelques heures de préparation pour avoir l’air d’une femme qui n’a fait aucun effort pour être aussi élégante !

Miss Caline sur scène, déployant une grande cape noire sur une robe à sequins rouges et noirs, avec des escarpins rouges pailletés.
Miss Caline sur scène en robe multicolore à grands volants de satin, perruque rousse frisée et mitaines vertes, tenant un microphone.

« Et tous ces costumes, ils sont à vous ? »

Oui. Et je vous confirme qu’ils ne se rangent pas tout seuls !

Plumes, strass, robes, chaussures, bijoux, accessoires… Un spectacle transformiste demande une garde-robe qui ferait pâlir certains magasins de prêt-à-porter. Et chez moi, les choses ont pris une certaine ampleur !

J’ai une pièce de 15 m² entièrement consacrée à mon univers artistique, avec des dressings, des tiroirs, des rangements pour les bijoux et tout ce qu’il faut pour organiser costumes, perruques et accessoires. Autant vous dire que ce n’est plus vraiment une garde-robe… c’est presque une annexe des Galeries Lafayette !

Et comme cela ne suffisait pas, j’ai également un local réservé au matériel de sonorisation et aux câblages. Car derrière les robes à paillettes, il y a aussi des enceintes, des pieds, des câbles, des branchements et tout un équipement technique indispensable aux représentations.

Chaque costume correspond à un numéro, à une ambiance, à une intention artistique. Certains sont particulièrement spectaculaires. D’autres demandent des ajustements, des réparations ou des transformations.

Et puis il y a ce grand classique des coulisses : chercher pendant dix minutes un accessoire que l’on avait pourtant soigneusement préparé. Généralement, il est juste sous notre nez. Mais dans une pièce de 15 m² remplie de costumes, même Sherlock Holmes demanderait du renfort.

« Mais vous chantez vraiment ? »

Voilà une question intéressante, parce qu’elle permet d’expliquer une particularité du transformisme. Le transformisme peut prendre différentes formes : imitation, interprétation, playback, chant en direct, comédie ou danse.

Dans mes spectacles, j’aime avant tout incarner des personnages et raconter des histoires à travers les chansons.

Le playback, lorsqu’il est utilisé, n’est pas simplement le fait de remuer les lèvres sur une musique. Il demande une véritable interprétation, une précision gestuelle, une connaissance du texte et une présence scénique. Une chanson peut devenir drôle, émouvante, théâtrale ou complètement décalée selon la manière dont elle est interprétée.

Et lorsque le chant en direct rejoint le transformisme, comme dans mon spectacle Double Jeu, cela ouvre encore d’autres possibilités. Finalement, l’important n’est pas seulement de savoir d’où vient la voix, mais de savoir ce que l’artiste en fait ressentir au public.

miss caline transformiste chant interpretation scene
Miss Caline en tailleur bleu électrique, tenant un crayon géant rouge, dans un décor graphique noir et blanc, à côté d'un crayon jaune.

« Et à part ça, c’est quoi votre métier ? »

Celle-là, je dois reconnaître qu’elle me fait toujours sourire. Parce qu’après avoir expliqué que je fais des spectacles, que je parcours les routes, que je prépare mes costumes, mes musiques, mes personnages et mes représentations, on me demande parfois très naturellement :

« Oui, mais à part ça, vous faites quoi comme métier ? »

Alors, comment dire… Je suis artiste transformiste. C’est justement mon métier !

Il existe encore cette idée que monter sur scène serait forcément un loisir, une passion que l’on pratique le week-end, une fois sa « vraie » journée de travail terminée. Et il faut reconnaître que beaucoup de transformistes exercent effectivement un autre métier en semaine et se produisent le week-end, parfois même sans déclarer leurs prestations. Nous sommes finalement assez peu nombreux à exercer le transformisme comme une véritable profession déclarée.

Alors oui, c’est une passion. Heureusement, d’ailleurs ! Mais pour moi, c’est aussi mon métier à part entière, avec des heures de répétition, de création, de préparation, de déplacements, de travail administratif et toutes les responsabilités que cela implique.

Car lorsqu’on est artiste professionnel, il ne suffit pas d’enfiler une robe et d’attendre que le rideau s’ouvre. Il faut aussi répondre aux demandes, établir les devis, préparer les contrats, organiser les déplacements, gérer les factures, les déclarations, les cachets et toute la logistique des spectacles.

Bref, je suis à la fois artiste, costumier, organisateur, secrétaire, gestionnaire et parfois même déménageur !

Et tout ça pour avoir le droit de porter une robe pendant une heure et demie !

Alors, à la question « Et à part ça, c’est quoi votre métier ? », la réponse est finalement assez simple : « Artiste. Et croyez-moi, c’est déjà un métier à plein temps ! »

« Et quand vous enlevez tout ça, vous redevenez qui ? »

« Barbie le soir, barbu le matin ! »

Voilà une formule que j’aime particulièrement utiliser pour résumer ma vie d’artiste transformiste. Parce qu’il faut bien le reconnaître : entre Miss Caline sous les projecteurs, avec ses robes, ses perruques et ses faux cils, et Pascal au réveil, il y a parfois un léger changement de décor !

Le soir, les paillettes, le glamour, les talons et les belles toilettes. Le matin, le café, la barbe qui repousse et une apparence nettement moins hollywoodienne !

Mais derrière cette plaisanterie se cache aussi toute la magie du transformisme. Miss Caline est un personnage que je construis, que j’habille et que je fais vivre depuis plus de vingt ans. Et lorsque le spectacle se termine, je retrouve tout simplement Pascal.

C’est d’ailleurs ce que j’aime partager lors de mon démaquillage final : montrer que derrière le personnage, il y a un artiste, un être humain et beaucoup de passion.

Parce que les paillettes s’enlèvent, mais la passion, elle, reste !

Pascal, l'artiste derrière Miss Caline, photographié sans maquillage de scène, en veste kaki devant un mur gris.
Miss Caline seule sur scène, en longue robe noire et costume à grandes plumes roses, sous des projecteurs violets, un microphone à la main.

Et la question que personne ne me pose…

« Est-ce que vous avez encore autant de plaisir à monter sur scène après vingt ans ? »

La réponse est simple : oui !

Bien sûr, il y a la fatigue, les kilomètres, les préparatifs, les imprévus et parfois quelques petits moments de solitude dans les coulisses. Mais il suffit d’un rideau qui s’ouvre, d’une musique qui démarre, d’un regard complice dans le public ou des applaudissements inattendus pour se rappeler pourquoi on fait ce métier.

Et puis, il faut bien l’avouer : après vingt ans à collectionner les perruques et les robes à paillettes, il serait dommage de tout arrêter juste au moment où je commence à savoir marcher avec des talons !

Et vous, quelle question aimeriez-vous me poser ?

Il n’y a pas de question ridicule lorsqu’elle est posée avec curiosité et bienveillance. Le transformisme est un univers qui intrigue, surprend et fascine parfois. Et j’aime aussi ces moments d’échange qui permettent de faire découvrir l’envers du décor.

Alors, si vous avez une question sur les costumes, le maquillage, les spectacles ou les coulisses, n’hésitez pas à me laisser un message. Je me ferai un plaisir d’y répondre.

Enfin… sauf si vous me demandez combien j’ai dépensé en perruques depuis vingt ans.

Il y a des secrets qu’une dame préfère garder !

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calinement tonyk transition double jeu miss caline

CALINEment TONYk tire sa révérence, Double Jeu entre en scène

Miss Caline incarnant Dalida, de dos sur scène, dans une robe à sequins, face à son ombre projetée sous les lumières du cabaret.

Une page se tourne

Pendant près de vingt ans, CALINEment TONYk a réuni sur scène deux univers : le transformisme de Miss Caline et la voix de Tony. Une complicité artistique construite au fil du temps, des spectacles, des kilomètres parcourus et de toutes ces rencontres qui font la richesse d’une vie de scène.

Des cabarets aux salles des fêtes, des galas aux maisons de retraite, des petites scènes aux événements plus importants, ce duo a partagé des centaines de soirées avec vous, avec toujours la même envie : divertir, surprendre, faire rire, émouvoir et offrir au public un vrai moment de spectacle.

Au fil des années, CALINEment TONYk est devenu bien plus qu’un simple nom sur une affiche. Il a accompagné une grande partie de mon parcours artistique, évolué avec nous et trouvé sa place auprès de nombreux organisateurs et spectateurs qui nous ont fait confiance, parfois pendant de très nombreuses années.

Cet été, Tony a fait le choix de quitter notre projet commun et de poursuivre son chemin autrement. Après toutes ces années partagées sur scène, l’aventure CALINEment TONYk s’est donc arrêtée.

Une page importante de mon histoire artistique se tourne. Et lorsqu’une aventure a occupé une telle place pendant près de vingt ans, on ne referme évidemment pas le livre comme si elle n’avait jamais existé.

Le temps de l’annoncer

J’ai choisi de ne l’annoncer qu’aujourd’hui. Ce silence n’était ni un oubli ni une volonté de cacher cette fin, mais simplement un choix de respect envers les organisateurs qui avaient déjà programmé, annoncé et parfois largement communiqué autour de nos spectacles.

Certains avaient imprimé leurs affiches, lancé leur communication ou vendu leurs places depuis plusieurs semaines. Une annonce publique faite trop tôt aurait pu créer de l’inquiétude ou laisser penser que certaines dates étaient compromises.

Je ne le souhaitais pas. Les engagements pris devaient être honorés et les spectacles maintenus dans les meilleures conditions possibles.

Il fallait aussi laisser un peu de temps avant de poser des mots sur près de vingt années d’une aventure artistique commune. Une histoire aussi longue ne se résume pas uniquement à sa dernière page : elle est faite de scènes, de rencontres, de souvenirs, de rires, de kilomètres et de tous ces moments vécus avec le public.

Je tiens donc à remercier chaleureusement toutes celles et ceux qui ont accueilli CALINEment TONYk, qui l’ont programmé, conseillé, soutenu, applaudi et parfois même suivi de scène en scène.

Merci aux organisateurs qui nous ont accordé leur confiance, parfois année après année, et bien sûr merci au public qui a donné tout son sens à cette aventure.

Ces années font partie de mon parcours, de mon histoire et de celle de Miss Caline. Elles le resteront.

Aujourd’hui, une page se tourne. La suite, elle, a déjà commencé à s’écrire.

Miss Caline agenouillée sur scène dans une longue robe orange plissée, sous un éclairage tamisé, sur fond noir.
pile, je perds face, ils gagnent

Une histoire qui continue autrement

La fin d’un spectacle n’est pas la fin d’une envie.

Quand une aventure aussi longue s’arrête, la première question est simple : et maintenant ?

J’aurais pu considérer que cette façon de partager la scène appartenait au passé. Mais ce n’était pas ce que je ressentais.

J’aime profondément cette rencontre entre le transformisme et le chant live. J’aime le dialogue entre deux artistes, deux voix, deux univers qui se répondent sur scène. J’aime ces moments où le public ne sait plus très bien où regarder, tant les deux présences se complètent.

Cette formule fait partie de mon identité artistique depuis longtemps, et il n’était pas question pour moi d’y renoncer.

Je ne voulais pas non plus faire semblant que rien n’avait changé, ni chercher à reproduire à l’identique ce qui existait.

Un nouveau partenaire, c’est forcément un autre regard, une autre voix, une autre sensibilité et une nouvelle complicité à construire.

Alors j’ai choisi d’écrire une nouvelle page, en m’appuyant sur l’expérience acquise au fil des années, tout en laissant progressivement place à de nouvelles créations, de nouvelles interprétations et une identité artistique qui nous ressemble.

C’est ainsi qu’est né Double Jeu.

De CALINEment TONYk à Double Jeu : une transition nécessaire

Lorsque CALINEment TONYk a laissé place à Double Jeu, le premier changement a naturellement été celui du nom.
L’ancienne appellation faisant directement référence à mon précédent partenaire de scène, il était évident qu’elle ne pouvait plus accompagner cette nouvelle aventure.

Mais changer le nom d’un spectacle est une chose. En reconstruire entièrement le contenu en est une autre.

Notre première représentation à Mende approchait à grands pas, et le temps nous manquait pour repenser immédiatement l’ensemble de la programmation musicale.

Il fallait accueillir un nouvel artiste, adapter les numéros, organiser les répétitions, préserver le travail chorégraphique des danseuses et assurer toutes les contraintes techniques et administratives indispensables à une représentation de cette importance.

Dans ce contexte, j’ai fait le choix de conserver provisoirement une partie de la playlist existante.

Certains medleys et enregistrements de l’ancienne formule ont donc été maintenus lors des premières représentations, uniquement pour permettre au spectacle de se poursuivre dans de bonnes conditions et honorer les engagements déjà pris.

Il s’agissait d’une solution transitoire, dictée par les délais, et non d’une volonté de prolonger artistiquement l’ancienne collaboration.

Dès le départ, mon intention était claire : Double Jeu devait progressivement se construire sa propre identité, jusque dans les moindres détails de sa programmation musicale.

Prendre du recul
Une dernière surprise

Aujourd’hui, la transition est achevée

Le temps nécessaire à cette évolution a désormais été trouvé.

La programmation musicale a été revue et actualisée. Les anciens enregistrements et les éléments directement liés à la participation de mon précédent partenaire ont été retirés ou remplacés.

L’introduction du spectacle avait d’ailleurs déjà été repensée autour de Dalida, marquant une première étape de cette transformation.

Aujourd’hui, cette transition est achevée. Les enregistrements et les éléments musicaux issus de mon ancienne collaboration ont désormais été retirés ou remplacés. Double Jeu poursuit ainsi son chemin avec une programmation qui lui est propre.

Cela ne signifie pas pour autant que j’ai renoncé aux numéros, aux créations ou aux personnages qui font partie de mon propre univers depuis tant d’années. Ils continuent naturellement de vivre et d’évoluer avec moi.

Il ne s’agit pas de renier le passé, mais de donner à cette nouvelle aventure toute la place qu’elle mérite.

Avec de nouvelles chansons, de nouveaux enregistrements, des arrangements repensés et une complicité artistique renouvelée, Double Jeu poursuit désormais son chemin avec sa propre identité.

CALINEment TONYk appartient à mon histoire. Double Jeu appartient à mon présent et à mon avenir.

Double Jeu, c’est quoi ?

Deux artistes, deux univers, une complicité irrésistible.

Double Jeu est un spectacle de cabaret où le transformisme rencontre le chant live.

Sur scène, Miss Caline enchaîne les personnages et les transformations, pendant qu’un artiste chanteur ou une artiste chanteuse donne de la voix en direct.

Les deux ne se contentent pas de se partager la scène : ils se répondent, se croisent, se complètent.

Le nom n’a pas été choisi au hasard.

Le transformisme est déjà, par essence, un double jeu : celui d’un artiste qui devient mille femmes le temps d’une soirée.

Avec une voix live à ses côtés, ce jeu se dédouble encore, pour le plus grand plaisir du public.

des numéros que j’avais construits et intégrés à la revue pour moi
Double Jeu, deux artistes, deux univers

Ce que vous découvrirez sur scène

  • Du transformisme spectaculaire : des transformations saisissantes et des interprétations toujours surprenantes.
  • Du chant en direct : une vraie voix, sur un répertoire allant des grands classiques intemporels aux tubes d’aujourd’hui.
  • Des costumes éblouissants et une scénographie moderne et soignée, qui subliment chaque tableau.
  • Des numéros pensés à deux, où la voix et le transformisme dialoguent au lieu de simplement se succéder.
  • Un spectacle en constante évolution, avec de nouveaux medleys, des créations musicales et des tableaux qui s’enrichiront au fil des représentations.

Le tout dans une ambiance festive et élégante, où l’émotion côtoie le rire.

Une chanson originale

Double Jeu a même sa propre chanson, écrite pour le spectacle.

Le titre « Double Jeu » donne la parole à chacun des deux artistes, avant de les réunir en duo.

Une façon de raconter en musique ce que le spectacle propose sur scène : deux identités qui se rencontrent sans que l’une efface l’autre.

Les artistes de Double Jeu

Double Jeu est une formule ouverte : chaque partenaire apporte son timbre, son répertoire et sa personnalité, et chaque version du spectacle a ainsi sa propre couleur.

Pierre-Louis

Alors que je cherchais un nouveau partenaire de scène, Anne m’a mis en contact avec Pierre-Louis.

Chanteur et comédien originaire de la Drôme, Pierre-Louis découvre sa voix dès l’âge de 11 ans. Il est ensuite parti à Paris se former à la comédie musicale, puis se perfectionne en conservatoire.
Depuis, il n’a jamais quitté la scène : festivals, revues de cabaret, casinos, premières parties d’artistes reconnus, théâtre, grands événements… Il a aussi prêté sa voix aux chansons d’une série animée et partage régulièrement sa passion lors d’ateliers et de stages.

Son univers musical est à son image, riche et éclectique. Il aime les textes d’Emmanuel Moire, les voix puissantes des grandes divas comme Shirley Bassey, Céline Dion ou Whitney Houston, l’énergie rock de Tina Turner, et nourrit une affection toute particulière pour les grandes comédies musicales de Broadway et du West End londonien.

J’ai construit cette version de Double Jeu en pensant à sa voix, à ses influences et à sa sensibilité artistique.

Certains tableaux que vous aimiez continuent leur chemin, d’autres ont évolué pour lui ressembler, et de nouvelles créations sont nées de cette rencontre.

Une histoire qui continue autrement

Et d’autres voix

Double Jeu reste ouvert à d’autres complicités : je partage déjà la scène avec Marie Dji, et d’autres artistes viendront sans doute enrichir l’aventure au fil des rencontres.

condamné avant même de connaître les charges retenues contre moi

Pour quels événements ?

Double Jeu s’adresse à tous les publics, quel que soit l’âge. Il s’adapte parfaitement :

  • aux comités des fêtes, villes et villages,
  • aux soirées à thème et événements associatifs,
  • aux mariages, anniversaires et fêtes de famille,
  • aux galas, séminaires et soirées d’entreprise,
  • aux campings et hôtels de plein air.

Deux formules au choix

  • Version courte : 60 minutes, en une partie
  • Version longue : 90 minutes, en deux parties

Le contenu s’adapte à votre public et à votre événement. [Consultez les tarifs] ou parlons-en directement.

Vous souhaitiez programmer CALINEment TONYk ?

Le spectacle n’est plus proposé. Pour toute demande de duo transformisme et chant live, c’est désormais Double Jeu qui prend le relais, avec la même exigence et le même plaisir de partager la scène. N’hésitez pas à me contacter pour en parler ensemble.

La suite s’écrit maintenant

Une page se tourne, mais la scène reste bien allumée.

Après toutes ces années, une chose n’a pas changé : mon plaisir de monter sur scène, de me transformer, de vous faire rire, de vous surprendre et parfois de vous émouvoir.

Double Jeu est aujourd’hui une aventure qui avance avec ses propres couleurs, ses propres voix et de nouvelles envies de création.

Je garde précieusement les souvenirs du chemin parcouru, mais c’est désormais vers l’avenir que je regarde.

Car après vingt ans de scène, j’ai encore tant de choses à vous raconter… et surtout à vous faire découvrir !

Et si votre événement devenait un véritable moment de spectacle ?
Mariage, fête, CCAS, EHPAD, association, entreprise… Chaque public et chaque événement sont différents. Imaginons la formule qui vous correspond.

Et retrouvez aussi l’ensemble de mes spectacles transformistes et les différentes formules que je propose pour vos événements.
Parce qu’après tout, la meilleure façon de découvrir la suite… c’est encore de la vivre sur scène.

Octobre Rose la féminité, un courage de chaque jour

Octobre Rose : la féminité, un courage de chaque jour

Note : Les images utilisées pour illustrer cet article ont été créées à l’aide de l’intelligence artificielle, à partir de photographies et d’éléments liés à mon univers artistique.

Ce que mon métier m'a appris sur l'image de soi

Ce que mon métier m’a appris sur l’image de soi

Mon métier consiste à construire une féminité, pièce par pièce. Une perruque, un maquillage, une silhouette. Je sais combien ces gestes peuvent transformer un regard dans le miroir.

Beaucoup de femmes, pendant leurs traitements, doivent elles aussi réapprendre ces gestes. Choisir une perruque, redessiner des sourcils, retrouver un visage qui leur ressemble. Ce qui est pour moi un art de scène devient pour elles un acte de courage quotidien.

Je mesure la différence. Moi, je me démaquille à la fin du spectacle et je redeviens Pascal. Elles, elles affrontent la maladie sans entracte. C’est pour cela que je leur dois un respect immense.

Un geste simple qui sauve des vies

Octobre Rose n’est pas seulement un hommage. C’est aussi un rappel concret : le dépistage précoce change tout.

En France, les femmes de 50 à 74 ans reçoivent une invitation pour une mammographie prise en charge à 100 % tous les deux ans. À tout âge, un changement inhabituel au niveau d’un sein doit amener à consulter sans attendre.

Si vous lisez ces lignes, parlez-en autour de vous. À votre mère, à votre sœur, à une amie. Parfois, une simple conversation suffit à provoquer un rendez-vous.

Un geste simple qui sauve des vies
Rendez vous le 10 octobre à Albert

Rendez-vous le 10 octobre à Albert

Cette année, Octobre Rose aura aussi un visage très concret pour moi. Le samedi 10 octobre à 20h00, je serai sur la scène du Théâtre du Jeu de Paume d’Albert, pour une soirée organisée par la Ligue contre le cancer de la Somme.

Au programme : de la chanson, de l’humour, de l’émotion et bien sûr de la métamorphose. Et cette fois, la soirée ne sera pas tout à fait comme les autres.

Une soirée tout public, à partager en famille ou entre amis, pour passer un beau moment ensemble et montrer notre soutien.

Samedi 10 octobre 2026 à 20h00
Au Théâtre du Jeu de Paume, 9 place Émile Leturcq, Albert (80)
Au tarif de 8 € par personne, réservation obligatoire : réserver ma place
Renseignements : 03 22 74 37 04

Plus d’informations sur la page du spectacle.

Sur scène, une pensée pour elles

Le 10 octobre, comme à chaque spectacle de ce mois, j’aurai une pensée particulière pour celles qui traversent la maladie, pour celles qui en sont sorties, pour leurs proches, et pour celles qui nous ont quittés mais dont le souvenir continue de nous accompagner.

Derrière le ruban rose, il y a surtout des femmes. Des histoires. Des familles. Des moments de peur, d’espoir, de fatigue, de courage, de doute et de vie.

Alors ce soir-là, au milieu des lumières, des costumes et des applaudissements, il y aura aussi une petite place pour elles sur scène.

À toutes les femmes concernées, de près ou de loin : mon soutien, mon admiration et tout mon respect.

Pour relire mon message de l’an dernier : Octobre Rose : mon soutien et mon respect aux femmes

Sur scène, une pensée pour elles
Pourquoi je termine mes spectacles en me démaquillant

Pourquoi je termine mes spectacles en me démaquillant

Note : Les images utilisées pour illustrer cet article ont été créées à l’aide de l’intelligence artificielle, à partir de photographies et d’éléments liés à mon univers artistique.

La transformation dans l’autre sens

La transformation… dans l’autre sens

Avant d’entrer en scène, il y a toujours ce moment devant le miroir. Le maquillage, la coiffure, le costume, les bijoux… peu à peu, Miss Caline apparaît.

Cette transformation est une partie essentielle de mon métier d’artiste transformiste, mais pendant le spectacle, le public ne voit plus cette préparation. Il voit simplement les personnages, les costumes, les chansons, les rires et les émotions.

Puis arrive le dernier numéro.

Je pourrais retourner dans ma loge, fermer la porte et me démaquiller tranquillement. Ce serait d’ailleurs beaucoup plus pratique ! 😄

Mais j’ai choisi de rester sur scène et de faire de ce geste de coulisses un véritable moment de spectacle.

Le maquillage disparaît progressivement et mon visage réapparaît.

Pour autant, je n’ai jamais l’impression que Miss Caline disparaît complètement. Elle est aussi dans ma façon de construire mes spectacles, dans mon humour, mes choix artistiques et dans toutes ces années passées sur scène.

Une chanson choisie pour raconter cette histoire

Le démaquillage est un grand classique du spectacle transformiste. Certaines chansons sont d’ailleurs devenues des références pour accompagner ce moment, comme « Comme ils disent » de Charles Aznavour, « Je ne suis qu’une chanson » de Ginette Reno ou encore « Profession artiste » de Michèle Torr.

Ce sont des titres que j’interprète moi aussi à la demande. Mais pour mon propre final, j’aime surprendre et proposer quelque chose de plus personnel.

J’ai la chance d’avoir « Le Transformiste », une chanson écrite et composée par Stefan Delly, spécialement pour moi et personnalisée à mon univers.

Cela change forcément ma manière de vivre ce final. Les paroles ne sont pas simplement là pour accompagner mon démaquillage : elles racontent elles aussi une partie de mon histoire.

Une phrase, un regard, un geste… tout finit par se répondre.

Une chanson choisie pour raconter cette histoire

C’est d’ailleurs toute la différence entre simplement interpréter une chanson et la transformer en véritable numéro, un travail que je raconte également dans Quand une chanson devient un numéro.

Même si je connais chaque mot, certaines paroles peuvent encore me toucher différemment selon la soirée, le public ou tout simplement ce que je vis à ce moment-là.

Quand la salle change

Quand la salle change

C’est quelque chose que je ressens très souvent.

Après les rires, les applaudissements et l’énergie du spectacle, un silence différent s’installe dans la salle.

Les regards changent. Certains sourires deviennent plus tendres et, parfois, quelques yeux commencent à briller.

Cette émotion du public, je la reçois aussi sur scène.

Je connais parfaitement mon numéro, mais je ne sais jamais exactement comment je vais le terminer. Parce qu’aucun public n’est identique et qu’aucune soirée ne raconte exactement la même histoire.

C’est aussi ce qui fait qu’un spectacle transformiste reste vivant : ce qui se passe entre la scène et la salle ne peut jamais être totalement écrit à l’avance.

Certaines paroles peuvent alors résonner beaucoup plus fort.

Des larmes au cœur… et parfois aux yeux

Je termine souvent ce numéro avec des larmes au cœur.

Et parfois, elles arrivent jusqu’aux yeux.

Ce ne sont pas nécessairement des larmes de tristesse. C’est l’émotion d’une soirée qui se termine, d’un moment partagé avec le public, de certaines paroles qui me touchent et de ce personnage que je laisse doucement derrière moi.

Je ne cherche pas à cacher cette émotion.

Elle n’est pas jouée.

Et lorsque je vois qu’elle traverse également la salle, la frontière entre le public et la scène semble disparaître pendant quelques instants.

Il reste simplement une émotion que nous partageons.

Des larmes au cœur et parfois aux yeux
Miss Caline et moi

Miss Caline et moi

On me demande parfois où s’arrête Miss Caline et où commence Pascal.

Après plus de vingt ans, je ne suis pas certain qu’il existe une frontière parfaitement nette entre les deux.

Miss Caline est née de moi, mais elle m’accompagne depuis une grande partie de ma vie. Elle m’a permis de monter sur scène, de rencontrer des milliers de personnes, de faire rire et parfois d’émouvoir.

Alors lorsque je me démaquille devant le public, je ne lui présente pas deux personnes différentes.

Je lui montre simplement les deux côtés d’une même histoire.

Le dernier geste

Il existe mille façons de terminer un spectacle. On pourrait ajouter encore plus de lumière, de costumes, de plumes et de spectaculaire.

J’ai choisi de faire l’inverse.

J’enlève plutôt que j’ajoute.

Le maquillage disparaît, les paroles continuent et mon visage réapparaît peu à peu.

Pendant tout le spectacle, j’étais Miss Caline.

Et pour le dernier numéro, c’est Miss Caline qui se transforme pour me laisser réapparaître.

C’est peut-être simplement ma façon de refermer le rideau.

Non pas en faisant disparaître l’illusion…

mais en vous montrant qui se cachait derrière.

Le dernier geste

Et si nous partagions un jour cette émotion ?

Un spectacle ne se résume pas à ce qui est prévu sur une feuille ou répété avant l’ouverture du rideau. Il y a aussi tout ce qui naît sur le moment : un regard, un rire, un silence, une émotion inattendue.

C’est cette rencontre avec le public qui donne à chaque représentation sa propre histoire.

Vous préparez un événement et souhaitez y faire entrer un peu de cet univers ?

Quand une chanson devient un numéro

Quand une chanson devient un numéro transformiste

Note : Les images utilisées pour illustrer cet article ont été créées à l’aide de l’intelligence artificielle, à partir de photographies et d’éléments liés à mon univers artistique.

Tout commence par une émotion

Tout commence par une émotion

Avant de penser au costume ou aux lumières, je me demande surtout ce que j’ai envie de raconter avec cette chanson.

Faire rire ? Émouvoir ? Surprendre ? Retrouver une époque, rendre hommage à une femme ou simplement offrir quelques minutes de fête ? Deux artistes peuvent interpréter exactement le même titre et en faire deux numéros totalement différents, parce qu’au-delà de la chanson, il y a l’intention que l’on choisit de lui donner.

Dans le transformisme, je ne cherche pas seulement à reproduire une apparence. Une attitude, une gestuelle, un regard et une façon d’occuper la scène vont peu à peu donner vie au personnage.

Mes chansons & musiques

Trouver le personnage… ou se laisser trouver par lui

Certaines chansons sont immédiatement associées à une artiste que j’ai envie d’interpréter. Pour d’autres, le chemin est moins évident : je peux partir d’une voix, d’une époque, d’une émotion ou simplement d’une image qui apparaît en écoutant le morceau.

Il ne s’agit pas forcément de reproduire chaque geste de l’artiste originale. Je préfère m’inspirer de ses codes pour construire ma propre interprétation.

Le public doit reconnaître un univers, tout en retrouvant Miss Caline derrière le personnage. C’est cet équilibre que j’aime chercher.

Le costume ne vient pas simplement « avec »

Évidemment, le costume occupe une place importante. Mais je ne le considère pas comme une décoration ajoutée une fois le numéro terminé : il participe à l’histoire.

Une silhouette, une couleur, une matière ou un accessoire peuvent immédiatement installer une époque ou un personnage. Parfois même, une idée de costume peut modifier ma façon d’interpréter la chanson.

Et puis il y a la réalité des coulisses : peut-on bouger correctement avec ? L’enfiler suffisamment vite ? Les accessoires sont-ils faciles à retrouver ?

Un magnifique costume qui nécessite vingt minutes pour être enfilé alors que j’en ai trois… devient soudain beaucoup moins magnifique. 😅

C’est un défi que je retrouve particulièrement dans Double Jeu, où les changements s’enchaînent à un rythme soutenu.

Le costume ne vient pas simplement «avec»

Une chanson doit trouver sa place dans le spectacle

Un numéro peut très bien fonctionner seul et beaucoup moins bien lorsqu’on l’intègre dans une revue. Il faut donc regarder ce qui se passe avant et après.

Deux chansons trop proches peuvent s’affaiblir mutuellement, tandis qu’un contraste peut créer une véritable surprise. Il faut penser au rythme, aux émotions, aux changements de costumes et aux autres artistes présents sur scène.

Un spectacle doit pouvoir respirer. On ne peut pas être constamment dans le spectaculaire, pas plus que l’on ne peut rester trop longtemps dans l’émotion.

Chaque numéro doit trouver le bon endroit pour révéler toute sa force.

Mes spectacles

Et lorsque la danse entre dans le numéro

Et lorsque la danse entre dans le numéro…

Parfois, la chanson prend encore une autre dimension avec l’arrivée des danseuses. La chorégraphie ne doit pas simplement remplir l’espace autour de moi : elle doit faire partie du tableau.

Elle peut prolonger une interprétation, accentuer certains moments ou apporter une énergie complètement différente. Le travail devient alors collectif : une idée chorégraphique peut modifier mon placement, mon personnage influencer la gestuelle ou un costume imposer certaines contraintes.
Ce travail d’ajustement fait partie des aspects que je détaille sur ma page Techniques, pour les organisateurs curieux des coulisses d’une prestation.

Et parfois, une idée née pendant une répétition devient finalement l’un des moments forts du numéro.

C’est souvent là que la chanson commence réellement à devenir un tableau.

Puis vient la rencontre avec le public

On peut répéter autant que l’on veut, il reste une étape impossible à reproduire dans une salle vide : le public.

Un silence peut rendre une émotion encore plus forte. Un rire peut modifier mon rythme. Une réaction inattendue peut même faire naître une petite improvisation qui reviendra lors des représentations suivantes.

C’est aussi pour cela qu’un numéro n’est jamais totalement figé. Il continue à vivre et à s’affiner au fil des représentations.

Préparez-vous

De quelques notes à quelques minutes de spectacle

Au départ, il y avait simplement une chanson.

Puis sont arrivés une idée, un personnage, un costume, une interprétation, parfois une chorégraphie, des répétitions et tous ces petits choix que le public ne verra jamais.

Et c’est très bien ainsi.

Lorsque les premières notes commencent, le spectateur n’a pas besoin de savoir combien de fois un geste a été répété ou pourquoi ce costume a été choisi. Il doit simplement entrer dans l’histoire.

Et c’est peut-être à cet instant précis qu’une chanson cesse d’être seulement une chanson.

Elle devient un numéro.

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