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Clair Obscur : Expedition 33, le jeu de tous les records

À ce moment-là, je ne savais pas encore que ce jeu allait entrer dans l’Histoire. Je savais seulement qu’il m’avait touchée. Profondément.

Le premier article du blog

Aujourd’hui, Clair Obscur : Expedition 33 a remporté plusieurs prix majeurs aux Game Awards, dont le plus prestigieux.

Et pourtant, malgré les trophées, malgré la lumière des projecteurs, mon ressenti reste le même.
Cette victoire ne transforme pas le jeu. Elle le révèle.

Une émotion qui n’attendait pas les récompenses

Lorsque j’ai écrit mon premier article, je parlais d’atmosphère, de silence, de musique qui reste après avoir éteint l’écran. Je parlais de cette sensation étrange, presque intime, que procure Clair Obscur. Celle d’être face à une œuvre qui ne cherche pas à séduire à tout prix, mais à raconter.

La consécration aux Game Awards n’a pas ajouté de couches artificielles à cette expérience. Elle a simplement mis des mots officiels sur ce que beaucoup avaient déjà ressenti manette en main.

Ce jeu ne m’a jamais donné l’impression de vouloir impressionner. Il avançait à son rythme, sûr de son identité, assumant ses zones d’ombre, ses lenteurs, ses respirations. Exactement ce qui fait sa force.

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Une victoire qui célèbre le sensible

Ce qui me touche le plus dans cette reconnaissance mondiale, ce n’est pas la liste des prix. C’est ce qu’ils récompensent.

La narration. La direction artistique. La musique. L’émotion.

Autrement dit : tout ce qui m’avait marquée dès le départ.

Le jeu parle du temps qui passe, de la fatalité, de la mémoire, de la trace que l’on laisse. Des thèmes universels, traités avec une pudeur rare dans le jeu vidéo contemporain. Là où beaucoup surjouent le spectaculaire, celui-ci choisit l’élégance et le trouble.

Voir cette approche récompensée, c’est presque rassurant. Cela signifie que le public, les critiques, les professionnels sont encore capables de reconnaître la valeur d’une œuvre qui prend des risques émotionnels.

Quand l’art dépasse le médium

Je l’écrivais déjà dans mon premier article : ce jeu m’a parlé comme un spectacle. Comme une mise en scène. Comme une œuvre vivante.

En tant qu’artiste de scène, transformiste, habituée aux jeux de lumière, aux contrastes, aux silences qui précèdent l’impact, je ne pouvais qu’être sensible à cet univers. Le clair-obscur n’est pas qu’un titre. C’est une philosophie esthétique et émotionnelle.

La victoire aux Game Awards ne fait que confirmer une chose : Clair Obscur n’est pas simplement un jeu vidéo réussi. C’est une œuvre artistique complète, qui dialogue avec le théâtre, la peinture, la musique, le spectacle vivant.

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Une reconnaissance qui ne trahit pas l’âme du jeu

Certaines consécrations dénaturent. Elles figent. Elles transforment une œuvre sensible en objet sacralisé, parfois vidé de sa substance.

Ici, c’est l’inverse.

Les récompenses mettent en lumière ce que le jeu a toujours été : une proposition sincère, audacieuse, profondément humaine. Rien n’a été ajouté après coup. Rien n’a été maquillé. Le cœur du jeu était déjà là, intact.

Et c’est peut-être pour cela que cette victoire me touche autant. Parce qu’elle ne contredit pas mon ressenti initial. Elle l’amplifie doucement, comme un écho.

Continuer à ressentir, malgré le bruit

Aujourd’hui, Clair Obscur : Expedition 33 est sur toutes les lèvres. Les chiffres, les records, les superlatifs s’accumulent. Mais je crois qu’il faut parfois revenir à l’essentiel.

À ce moment précis où, seul face à l’écran, on a senti quelque chose vibrer.
À cette musique qui serre la gorge.
À cette esthétique qui raconte sans expliquer.

C’est là que réside la vraie victoire.

Les Game Awards ont couronné Clair Obscur.
Mais ce jeu avait déjà gagné, bien avant, dans le silence des joueurs attentifs.

Et je suis heureuse d’avoir été de ceux-là.

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Prix remportés aux Game Awards 2025

Clair Obscur : Expedition 33 a remporté 9 trophées sur les 12 nominations qu’il avait reçues — un record pour un jeu indépendant.

Awards obtenus :
Jeu de l’année (Game of the Year)
Meilleure direction de jeu (Best Game Direction)
Meilleure narration (Best Narrative)
Meilleure direction artistique (Best Art Direction)
Meilleure musique (Best Score and Music)
Meilleur RPG (Best Role-Playing Game)
Meilleur jeu indépendant (Best Independent Game)
Meilleur premier jeu indépendant (Best Debut Indie Game)
Meilleure performance pour Jennifer English (Best Performance)

Ces victoires ont permis au jeu de dominer la cérémonie, notamment face à des titres très attendus comme Death Stranding 2, Hades II ou Hollow Knight: Silksong.

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Clair Obscur : Expedition 33

Une œuvre française qui fait briller la Belle-Époque

Développé par le studio montpelliérain Sandfall Interactive, ce RPG nous plonge dans un univers inspiré de la Belle-Époque. Les décors rappellent l’élégance d’un Paris de carte postale, mais teinté de mystère et de poésie. On y retrouve l’atmosphère feutrée des grands boulevards, des toits de cuivre, des costumes raffinés… un cadre qui m’a immédiatement parlé, moi qui aime tant l’univers du cabaret et de la métamorphose.

Une histoire pleine de symboles

Le jeu raconte le voyage d’un groupe de jeunes adultes qui cherchent à briser le cycle fatal imposé par la Peintresse, une figure aussi fascinante qu’inquiétante. Chaque année, cette entité efface tous ceux qui atteignent un âge inscrit sur un monolithe : aujourd’hui, le chiffre est 33. D’où le titre.
J’y ai vu une métaphore très forte sur le temps qui passe, la mémoire, et la valeur des instants que nous vivons. Un peu comme sur scène : chaque numéro est unique, éphémère, et c’est justement cette fragilité qui le rend magique.

Un mélange de stratégie et d’émotion

Côté gameplay, Expedition 33 propose des combats au tour par tour enrichis d’actions en temps réel (parades, esquives, QTE). Cela donne un rythme vivant, mais sans jamais sacrifier la beauté des animations et de la musique. Et quelle musique ! La bande-son est un vrai bijou, entre lyrisme orchestral et touches intimes.
En jouant, j’ai eu l’impression d’assister à une pièce de théâtre interactive, où chaque choix, chaque affrontement, est mis en valeur par une mise en scène grandiose.

Lumière : la chanson qui fait vibrer l’âme

Parmi tous les trésors de ce jeu, il y a une chanson qui m’a particulièrement touchée : « Lumière ».

Interprétée par la soprano Alice Duport-Percier et composée par Lorien Testard, elle évoque la lumière qui perce les ombres, dans une atmosphère poétique et bouleversante.

C’est une œuvre musicale à part entière, qui résonne longtemps après l’écoute.

Un diamant culturel à découvrir

Sorti en avril 2025, le jeu a connu un succès impressionnant, acclamé par la critique et adoré par les joueurs du monde entier. Mais au-delà des chiffres, ce qui compte, c’est l’émotion qu’il transmet. Comme un spectacle de cabaret qui reste dans le cœur, Clair Obscur : Expedition 33 m’a rappelé que le jeu vidéo peut être bien plus qu’un divertissement : une œuvre d’art, qui nous fait réfléchir, ressentir et rêver.

Mon regard personnel

En tant qu’artiste transformiste, je suis toujours touchée par les créations qui célèbrent la beauté, l’éphémère et la puissance des histoires. Expedition 33 m’a émue parce qu’il rejoint, à sa manière, ma propre démarche artistique : offrir un moment suspendu, où l’on oublie le quotidien pour plonger dans un univers fait de magie et de lumière.

Alors si vous êtes curieux, même sans être un grand joueur, je vous encourage à jeter un œil à ce petit bijou… et surtout à écouter « Lumière ». Vous pourriez être surpris, comme je l’ai été, de découvrir que la manette peut parfois être aussi émouvante qu’un rideau de scène qui s’ouvre.