Accueil » Blog » Hors scène » Et quand le rideau tombe, que devient Miss Caline ?

Derrière les paillettes, les talons et les faux cils, il y a aussi Pascal !

On me voit sur scène, maquillée, coiffée, perchée sur mes talons, dans des robes parfois plus volumineuses que le coffre de ma voiture. Mais que se passe-t-il quand la musique s’arrête ? Est-ce que Miss Caline rentre chez elle en robe à plumes ? Est-ce qu’elle fait ses courses en talons aiguilles ? Et surtout, où passe-t-elle quand les projecteurs s’éteignent ?

Je vous emmène dans les coulisses de ma vie quotidienne.

Le spectacle est terminé… mais pas la journée !

Le public applaudit, le rideau se ferme, les lumières se rallument et chacun reprend tranquillement le chemin de chez soi. Enfin, presque chacun ! Parce que pour nous, les artistes, ce n’est pas tout à fait terminé.

Il faut d’abord retirer les costumes, enlever la perruque, terminer le démaquillage commencé sur scène, ranger les accessoires, vérifier qu’on n’a rien oublié dans les loges et, bien entendu, charger la voiture. Si vous avez déjà assisté à l’un de mes spectacles, vous savez que je me démaquille devant le public lors du final. Mais entre nous, ce démaquillage reste assez approximatif ! Il faut bien laisser un peu de travail pour les loges.

Et croyez-moi, retirer les dernières traces de maquillage après une représentation, c’est parfois presque un numéro supplémentaire ! Sans compter la quantité de matériel nécessaire pour faire vivre Miss Caline pendant une heure ou deux. On pourrait croire que je déménage à chaque représentation ! Entre les robes, les chaussures, les bijoux, les perruques et les accessoires, il y a toujours ce fameux objet qu’on cherche pendant dix minutes alors qu’il est juste devant notre nez.

Le glamour, c’est magnifique. Le rangement, beaucoup moins !

Miss Caline sur scène dans une longue robe orange lors de son spectacle transformiste
Miss Caline sur scène, les bras ouverts, en costume noir de cabaret lors du final de son spectacle transformiste.

Le grand retour de Pascal

Le retour de Pascal commence finalement sous vos yeux. Lors du final, je retire une partie de mon maquillage sur scène. C’est un moment auquel je tiens particulièrement, parce qu’il permet au public de découvrir progressivement la personne qui se cache derrière Miss Caline. Mais ne vous y trompez pas : ce n’est pas avec quelques coups de démaquillant que je retrouve immédiatement mon visage du quotidien !

Une fois dans les loges, il reste encore du travail. Les dernières traces de maquillage disparaissent, les faux cils sont retirés, la perruque retrouve son support et les baskets remplacent enfin les talons. Quelques minutes auparavant, j’étais sous les projecteurs, dans une robe scintillante, avec des bijoux et une coiffure impeccable. Et me voilà en train de vérifier que je n’ai pas oublié mon chargeur de téléphone !

Le contraste est parfois assez amusant. Mais contrairement à ce que certains imaginent, je ne vis pas en Miss Caline du matin au soir. Miss Caline, c’est mon personnage de scène. Pascal, c’est moi, tout simplement. Et je vous rassure : pour sortir les poubelles, je ne mets pas de faux cils. Ce serait tout de même dommage de gaspiller une aussi belle paire !

À la maison, les véritables vedettes ont quatre pattes

Quand je rentre chez moi, je retrouve une vie beaucoup plus ordinaire. Et surtout, mes quatre chats ! Eux, les applaudissements, les projecteurs et les belles robes, ça leur passe complètement au-dessus de la tête. Que je revienne d’une grande salle de spectacle ou d’une petite représentation, leur préoccupation reste la même : savoir si je vais enfin m’occuper d’eux.

Avec eux, pas de traitement de faveur. Je peux avoir fait lever toute une salle quelques heures plus tôt, cela ne m’empêchera pas de remplir une gamelle ou de libérer une place sur le canapé. À la maison, les stars, ce sont eux. Et moi, je fais partie du personnel !

Et puis, il y a aussi Vegas, notre petite chienne qui nous a quittés, mais qui fait toujours partie de la famille. Elle a partagé notre quotidien et garde aujourd’hui une place toute particulière dans nos cœurs. ❤️

Illustration des quatre chats de Miss Caline entourant Vegas, sa chienne disparue, représentée avec des ailes d'ange.
Miss Caline interprétant Dalida sur scène, vêtue d'une robe dorée à sequins et d'une immense cape rose à volants.

Et les jours sans spectacle ?

C’est peut-être là que se trouve la plus grande surprise. Car même lorsqu’elle n’est pas sur scène, Miss Caline continue de me donner du travail ! Il faut préparer les prochaines représentations, répondre aux demandes, établir les devis, rédiger les contrats, organiser les déplacements, préparer les bandes-son, réfléchir aux nouveaux numéros…

Sans oublier les costumes à entretenir, les accessoires à réparer et les nouvelles idées qui surgissent parfois au moment où je devrais justement me reposer. Heureusement, je ne suis pas totalement seul dans cette aventure. Mon compagnon Rémi m’apporte son aide au quotidien, et je peux également compter sur le savoir-faire de professionnels, notamment une couturière, des perruquiers et des plumassiers. Chacun contribue, à sa manière, à faire vivre cet univers.

Mais il reste toujours une multitude de petites choses à gérer. Parfois, je me dis qu’il serait bien pratique que Miss Caline ait une secrétaire. Le problème, c’est que la secrétaire, c’est encore Pascal !

« Pourquoi un spectacle transformiste ne s’improvise pas »

Peut-on vraiment laisser Miss Caline au vestiaire ?

Pas complètement, et c’est sans doute ce qui est le plus amusant. Même sans maquillage, sans perruque et sans talons, il m’arrive de penser à un nouveau costume, d’imaginer une mise en scène ou d’entendre une chanson en me disant : « Tiens, je pourrais en faire quelque chose ! » Il suffit parfois d’une musique à la radio, d’une image ou d’une conversation pour qu’une nouvelle idée apparaisse.

Après plus de vingt ans de scène, ce métier fait forcément partie de ma vie. Mais j’aime aussi retrouver des moments simples, loin des projecteurs, sans avoir à penser à mon prochain changement de costume. Et puis, entre nous, il faut bien laisser reposer les pieds de temps en temps !

Miss Caline, transformiste, vue de dos sur scène dans un numéro de danse orientale, longue chevelure brune, costume bleu à sequins et jupe en voile déployée à deux mains
Miss Caline, transformiste, sur scène en robe à franges orange, bas résille et chapeau haut de forme blanc, faisant tournoyer une veste blanche sous les projecteurs bleus

Deux univers, une seule personne

On me demande parfois si Miss Caline et Pascal sont deux personnalités différentes. Je ne le vois pas vraiment comme ça. Miss Caline me permet d’exprimer sur scène une part de fantaisie, d’élégance, d’humour et d’émotion. Pascal, lui, est celui qui imagine, prépare, organise et donne vie à tout cela. L’un ne pourrait pas vraiment exister sans l’autre.

Et si j’aime autant retrouver les lumières de la scène, c’est aussi parce que j’apprécie les moments où elles s’éteignent. Alors, quand le rideau tombe, Miss Caline ne disparaît pas vraiment. Elle range simplement ses talons, retire sa perruque et attend patiemment sa prochaine entrée.

Et Pascal ? Il rentre chez lui, retrouve ses chats, embrasse son compagnon… et commence déjà à réfléchir au prochain spectacle !

Finalement, le plus difficile dans cette histoire, ce n’est peut-être pas de devenir Miss Caline. C’est de réussir à lui faire prendre un jour de repos !

Et vous, vous imaginiez quoi ?

Que Miss Caline vivait en robe à paillettes du matin au soir ? Que mes perruques avaient leur propre chambre ? Ou que je prenais mon petit-déjeuner avec des faux cils ?

Racontez-moi en commentaire comment vous imaginiez les coulisses de ma vie quotidienne.

À lundi prochain pour une nouvelle confidence !

Miss Caline 💋