Plongez dans l’univers envoûtant du cabaret parisien avec Paris la Nuit, un spectacle porté par Miss Caline Danseuses, chanteur, transformisme… une soirée élégante, festive et pleine de surprises vous attend !
Le spectacle sera suivi d’une soirée dansante animée par Lucas Smash
🍽️ Menu inclus Apéritif Tartine Landaise Trou Normand Biseau de suprême de poularde, pommes de terre sarladaises, champignons & châtaignes Assiette de fromage & salade Choux craquelin
Au programme : un délicieux déjeuner convivial suivi d’un voyage au cœur du transformisme et du cabaret.
Entre rires, émotions et glamour, je vous promets un moment magique à savourer sans modération.
Mon planning se construit au fil des projets, et plusieurs dates restent néanmoins ouvertes. N’hésitez pas à me contacter pour connaître les disponibilités et envisager ensemble la formule la plus adaptée à votre événement, professionnel ou particulier.
Pourquoi j’ai longtemps refusé les numéros rétro… avant de les réinventer
On peut croire que changer d’avis, c’est se contredire. Pour moi, cela a été l’inverse. Longtemps, j’ai refusé certains numéros rétro, non par rejet du passé, mais parce qu’ils étaient déjà omniprésents sur scène. Avec le temps, mon regard a évolué.
Cet article raconte comment et pourquoi j’ai choisi de les réinventer, à ma manière.
Pourquoi je refusais les numéros rétro
Il fut un temps où mes certitudes semblaient solides. Quand je travaillais dans des salles de spectacles en Picardie, de nombreux « transformistes » incarnaient les mêmes grandes figures du répertoire populaire : Édith Piaf, Sylvie Vartan, Rika Zaraï, Mireille Mathieu, Dalida, …
Ces personnages étaient partout. Trop présents. Trop semblables.
Entre nous, je les appelais « les mortes ». Le mot était dur, volontairement provocateur. Avec le recul, je le sais. À l’époque, il traduisait surtout la distance artistique que je ressentais. Je percevais ces numéros comme des hommages respectueux mais enfermés dans une époque, d’autant plus qu’ils étaient déjà incarnés par beaucoup d’autres transformistes. De mon côté, je ne voulais pas entrer dans un moule ni refaire ce que tout le monde faisait.
Mon envie allait ailleurs : vers le mouvement, la création et l’évolution. Je ne m’y reconnaissais pas encore, ni artistiquement, ni scéniquement.
Une autre vision de la scène
Mon intention n’était pas de rejeter le passé, mais de moderniser l’esprit des lieux, d’éviter que le spectacle ne paraisse trop vieillot ou figé. Je proposais des tableaux modernes, des créations originales, de l’audace, de l’humour, du glamour. Madonna, Shy’m, Superbus, Mylène Farmer, Lady Gaga, Kylie Minogue.
Je voulais une scène vivante, actuelle, capable de parler à de nouveaux publics tout en restant spectaculaire.
L’envers du décor
Ce que le public ne voyait pas, c’était le travail en coulisses.
J’ai accueilli certains « artistes » chez moi. Je leur ai créé leurs bandes-son, gratuitement. Sans contrepartie. Juste pour aider. Juste par amitié.
Un travail discret, souvent invisible, mais essentiel.
Je donnais sans compter, convaincu que le respect allait de soi.
Quand les limites sont dépassées
Je n’ai jamais eu de problème avec l’humour. Rire ensemble : oui. Humilier : non.
Certaines paroles allaient trop loin. Dites derrière mon dos, puis excusées (quand je les entendais) par un simple « c’est pour rire ».
« Forcément qu’elle a du succès, elle fait la pu*e. » À propos de mon numéro de Lady Gaga, artiste sulfureuse s’il en est, comme si l’audace devait forcément être salie.
« Maquillage douteux. » À propos de mon sketch comique sur Marianne James dans la diva allemande Maria Ulrika Von Glott. (Un personnage, volontairement peu connu, pensé comme une création comique avant toute recherche de ressemblance.)
« La moche en string. » À propos de mon tableau de plumes.
« Alors, t’as vidé ton avion et déchargé tes camions ? » Après mon retour de dates extérieures estivales, suivies par France 3, en dehors des établissements.
Il y en a eu beaucoup d’autres. Des interpellations (discrètes, mais que j’entendais) : « Le truc » « La chose » « Le travelo » … Pris séparément, ces mots pouvaient sembler anodins. Ensemble, ils créaient un malaise.
Et le plus lourd n’était pas ce qui se disait, mais le silence autour.
Tout le monde savait. Personne ne disait stop ou me défendait.
Et pourtant…
Lors de mes dates extérieures, je choisissais de m’entourer des mêmes personnes. Je ne faisais pas que les programmer : je créais de vrais numéros en duo et en troupe, pour offrir des spectacles cohérents et aboutis.
Mon intention était claire : construire un ensemble fluide, où chaque tableau avait du sens, et penser le spectacle comme un tout.
Je le faisais avec sérieux, avec engagement. Et peut-être aussi avec une part de naïveté.
Celle de vouloir fédérer et valoriser des personnes qui, dans l’ombre, me dénigraient.
Le choix du respect
À un moment, une évidence s’est imposée. Continuer, c’était accepter.
J’ai donc choisi de ne plus travailler avec ce type de fonctionnement, sans colère ni éclat, simplement par respect pour moi-même.
Mais cette décision a laissé un vide.
Ce qui manquait à mes spectacles
En avançant seul, je me suis rendu compte que quelque chose manquait. Ce souffle rétro. Ces chansons populaires que le public reconnaît immédiatement.
C’est là que mon regard a changé.
Je n’avais pas rejeté ces artistes. J’avais rejeté la répétition, le copier-coller, le manque de point de vue.
Réinventer le rétro à ma manière
Alors j’ai fait ce que je sais faire : créer.
J’ai donné naissance à mes propres versions d’Édith Piaf, de Sylvie Vartan, de Dalida, de Cher. Pas des imitations. Des relectures personnelles. Des costumes repensés. Des choix musicaux audacieux. Des medleys, pour raconter une carrière, une émotion, une époque.
Honorer, sans figer.Respecter, sans imiter.
Une précision sur la création
Il arrive que mes numéros, repris ou retravaillés au fil du temps, soient présentés sans que leur origine ne soit clairement mentionnée.
Sans entrer dans une polémique, il me semble important de rappeler une chose simple : un numéro est avant tout le fruit d’une création personnelle. Il naît d’une idée, d’un imaginaire, de choix artistiques précis, puis se construit et évolue au fil des années.
Mes numéros m’appartiennent parce que je les ai pensés, conçus et développés. Ils portent une intention, une écriture scénique et une vision qui me sont propres. Le fait qu’ils puissent être interprétés ou adaptés ailleurs ne change rien à leur origine ni à leur identité.
Aujourd’hui
Aujourd’hui, je défends une vision claire. Une scène vivante. Un humour assumé, jamais humiliant. Des numéros rétro… réinventés.
Changer d’avis n’est pas une faiblesse. C’est une évolution.
Et si mes spectacles mêlent désormais modernité et répertoire ancien, c’est parce que j’ai compris une chose essentielle : L’élégance ne se joue pas seulement sur scène, elle se mesure aussi dans la façon de traiter les autres.
En conclusion
Avec le temps, j’ai compris que refuser n’était pas un rejet, mais une étape. Et que changer d’avis ne signifiait pas se renier, mais se trouver.
Aujourd’hui, je n’oppose plus le moderne au rétro. Je les fais dialoguer. Je prends ce qui résonne, je transforme, j’adapte, je crée.
Parce qu’un numéro n’est jamais figé. Parce qu’un spectacle évolue avec celui ou celle qui le porte. Et parce que la vraie fidélité à un art, ce n’est pas de le répéter, mais de le faire vivre.
Si j’ai changé d’avis, c’est parce que j’ai gagné en liberté. Et cette liberté, aujourd’hui, je la partage sur scène.
Histoires de… Nevermore : un podcast pour décrypter une tournée légendaire
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Si vous découvrez le podcast Histoires de… ou souhaitez en savoir davantage sur sa genèse, je vous invite à relire mon premier article consacré à Histoires de MF, où je présentais le concept, l’équipe et l’esprit de ce podcast dédié à l’univers de Mylène Farmer. Une excellente porte d’entrée pour prolonger l’écoute et mieux comprendre cette démarche passionnée.
Il y a des choses que je n’ai longtemps dites à personne. Miss Caline est née de ces silences, de cette timidité, et d’un corps qui a appris à parler avant les mots.
Ce que je n’osais pas dire
J’ai toujours été timide. Je ne l’ai pas vraiment caché, mais je ne l’ai jamais revendiqué non plus. C’était là, discret, logé quelque part entre le ventre et la gorge. Cette retenue qui empêche parfois de faire le premier pas, de prendre la parole, de s’imposer.
Je regardais beaucoup. J’écoutais encore plus. À l’intérieur, tout bougeait. À l’extérieur, je restais sage. Trop peut-être.
Le corps comme refuge
Avant de comprendre les choses avec la tête, je les ai comprises avec le corps. Le théâtre m’a offert un endroit pour ressentir sans devoir expliquer. La danse m’a appris à me tenir dans l’espace, à exister sans parler. L’acrobatie et la gymnastique m’ont confronté à mes limites, à la peur de tomber, à la nécessité de faire confiance.
Quand je travaillais, je me sentais à ma place. Même fatigué. Même en doute. Le corps savait, lui.
La scène, pas à pas
Je n’ai jamais aimé me mettre en avant dans la vie. Mais sur scène, c’était différent. Là, je savais pourquoi j’étais là. Chaque mouvement avait une raison. Chaque regard était autorisé. La scène me donnait un cadre. Un endroit où je pouvais être vu sans me sentir exposé.
Petit à petit, la peur s’est déplacée. Elle n’a pas disparu, mais elle a changé de forme. Elle est devenue vigilance, attention, présence.
Quand Miss Caline est arrivée
Miss Caline n’est pas arrivée par hasard. Elle est née d’un besoin vital. Celui de dire plus fort ce que je n’arrivais pas à dire autrement. Elle n’a jamais été un masque. Elle a été une permission.
Quand je deviens Miss Caline, je ne disparais pas. Je m’autorise. Je prends de l’espace. Je regarde le public sans baisser les yeux. Je me tiens droit. Je respire pleinement.
Le trac, toujours là
Juste avant d’entrer en scène, le trac est toujours présent. Il serre un peu la poitrine. Il rappelle que tout peut arriver. Qu’il faut être là, vraiment.
Mais dès que la musique commence, quelque chose se pose. Mon corps sait quoi faire. Il se souvient. Les années d’entraînement prennent la main. Et moi, je me laisse porter.
Ce que j’ai compris avec le temps
J’ai compris que ma timidité n’était pas un problème à régler. C’était une part de moi à apprivoiser. Elle m’a appris l’écoute, la finesse, l’émotion vraie. La scène ne l’a pas effacée. Elle l’a transformée.
Aujourd’hui, je ne cherche plus à devenir quelqu’un d’autre. Je cherche simplement à être juste. reconnaissent.
Offrir ce que je suis
Chaque représentation est un acte de confiance. Je monte sur scène avec ce que je suis, avec ce que j’ai été. Et je le partage. Sans armure. Sans justification.
Miss Caline est née de mes silences. Et c’est sur scène que je les ai transformés en lumière.
Rassembler toutes mes facettes
Aujourd’hui, je n’essaie plus de lutter contre ce que j’ai été. La timidité fait partie de mon histoire, de ma sensibilité, de ce qui me relie profondément à la scène et au public. Miss Caline n’est pas une échappatoire, mais une continuité. Une manière d’habiter pleinement mon corps, ma voix et ma place.
Chaque fois que j’entre en scène, je n’efface rien. Je rassemble. Et dans cet espace suspendu, entre moi et les spectateurs, je transforme le silence d’hier en présence vivante, offerte, sincère.
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